DONE

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Déménagement virtuel. Merci pour tout le soutien voué à ce blog bien savoureux. Mais il est temps de s'aventurer sur d'autres projets et "joyeusetés". Bref, mon nouveau blog se trouve sur le lien-ci [ il vient de naître, il n'a qu'un article xD]. Bussi à toutes et à tous.
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# Posté le dimanche 28 juin 2009 01:03

A ta mort, je marquerai "Sans pardon. Avec amour"

A ta mort, je marquerai "Sans pardon. Avec amour"
Comment peux-tu saisir ? Ce n'est pas un bout de verre ni un tison. Rien qui ne te laisse une marque. Même la cendre volage pourrait laisser une trace. Même une larme de brume.
Ce n'est pas un baiser volé que tu gardes dans les veines. Tu ne bois qu'un néant dans une bouteille.
Comment peux-tu me saisir ? Tu ne l'as jamais fait. Ce n'est plus l'instant.
Applaudis au cortège des regrets. Subis les dommages tourneurs. C'est ta gloire, celle de n'avoir pas saisi.
Morts, tous les mots. Tous les mots, terre brûlée. Elle coule sur tes interstices sans jamais s'y fondre. Même la cendre volage recouvre les béances sans les combler. Tombes, tombes . Tu n'as rien saisi. L'ombre ne s'agrafe pas sur la pierre. La mienne ne se lovera plus sur ton puits.

# Posté le lundi 30 mars 2009 18:22

Modifié le vendredi 03 avril 2009 17:20

Gloomy Part of Resver (just attempt)

Tu te décides à me donner un nom? Tu me vois bien là? Cesse de lorgner le tableau. Ce ne sont pas ces incantations rationnelles qui vont m'éclipser. Allez. Donne-moi un nom.

Il se tenait là, fantome "débile". Non il ne se tenait là, il tremblait dans la clarté diurne. Un reflet de vitrine brouillée. Et elle, se tenait, stable, bien assise. C'était pourtant la fille la plus inélégante de la classe. Au premier rang, avachie, un coude bien potelé s'imprégnant du grain de la table. Une grosse poupée dans un service à dinette exiguë. Lui, "débile" voulait retenir son attention. Jusqu'à la happer complètement.

Tu m'as fait bien fin, tu m'as fait aimable, tu m'as fait hostile à tout sauf à toi. Je pourrais tuer tout, tout tuer. Tuer toi, non. Tu ne l'as pas voulu. Alors, donne-moi un nom. Tu ne peux pas me laisser comme ça. Tu as dit que tu voulais t'en sortir. Si tu me donnes un nom, je ne serais plus dans tes délires. Je serai bien là. Je serai. Je ne serais pas qu'une malformation qui te renseigne sur ton état. Tu es folle, ça je le diagnostique tous les jours. Mais tu peux tout arrêter. Dis un seul nom, et je serai comblé.

Mais la grosse déesse reste sourde. Elle se concentre, elle écrit sans conviction. Mais c'est assez pour le heurter.

Tu m'ignores? Tu ne me vois pas? Tu ne veux rien entendre. Oh que c'est raisonnable. Quelle raison! Je suis submergé par tant de savoir-vivre! Quelle volonté tu exploites et uses jusqu'à la couture pour m'ignorer. Eh, tu me mens, sale mignonne. Tu sais que tu te mens à toi aussi. Je suis une de tes couleurs, la plus belle moellle que tu puisses extraire de tes nerfs. On aura beau disséquer tous tes os: on y trouvera des organiques, de la nourriture savoureuse mais moi... Je coule, je me répands dans tes globes. Je suis ta perfection. Ta création. Et tu me répudies... A quel moment ai-je fait faux pas? Je t'ai toujours suivi.

Elle écrit, dessine. Elle fait des courbes tortueuses sur une feuille. C'est un labyrinthe qui le torture. Il comprend qu'elle veut le calmer, le distraire le temps d'un cours. Non, il veut tout. Tout de suite. Totalité sur-le-champ. Elle s'est assez dérobée. Il prend une chaise et la frappe contre le mur. Le mur saigne. Les éraflures sur le papier-peint font ruisseler la blancheur poudrée. Elle lève la tête. Elle pense. Elle dessine toujours. Elle fait des yeux effrayés, qui pleurent un ruisseau noir. Il hurle de rage. Il va la tuer. Il pourrait. Il l'aime jusqu'à creuser dans un mur blanc toute la source du Styx, du fleuve des Morts.


DONNE MOI UN NOM. DONNE MOI UN NOM. DONNE MOI UN NOM.
Gloomy Part of Resver (just attempt)

# Posté le jeudi 19 février 2009 08:32

Undecimum annum ab Margone natu...

Undecimum annum ab Margone natu...
☼☼
19 ans. Décidément, le sable du temps n'a pas fini de rouler sur ma table de verre. Plusieurs grains lumineux se sont joints à mon coeur en fête. Je n'oublie pas. Je garde ma peluche Desforges sur ma poitrine comprimée d'allégresse. Je crois que la féerie des passages au bras d'une belle fille, celle que j'aime dans ses moindres galeries... Cette féerie m'a révélé les espoirs encastrés dans un mur de plâtre. Espoirs, grains lumineux que vous avez tous semés, de vos cervelles fluorescentes (de vos nuages stellaires) jusqu'à mon point terrestre minime.
☼☼

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 13:59

Once... (Happy new year)

Once... (Happy new year)
Pour une fois chers visiteurs inopinés du Lapinokosmos,

J'ai une envie d'écrire pour rien. J'envoie balader mes conventions ou plutôt je m'en éloigne pour mieux y revenir. Conventions de travail, conventions d'écriture, conventions de vie. Je renouvelle le contrat passé entre moi et moi. Entre mon ego et celui qui progresse sur une roue crénelée.
Je réalise que j'ai une chance extraordinaire. Je parle en "je" pour mieux dire ma bonne fortune.
Je crois avoir renouvelé une existence. Je ne sais pas mais comme le dit si bien un singe "Je ne sais pas ce qui va changer, mais ce que je sais c'est qu'un quelque chose va changer". Je me méfie du changement. Mais je ne crois pas à l'immuabilité. Immuabilité d'une existence que j'étais persuadée ne plus piloter. Panneau de contrôle moisi, les boutons ne semblaient plus répondre, un réacteur hors service. Je voulais être commandant de bord. Parce qu'on a le plus beau bureau du monde, oui. J'aurais pu mieux surplomber les abjects que j'ai semé ou rencontré.
Depuis ma rentrée en septembre dernier, je ne suis plus dans cette optique. J'ai été amoureuse. Plusieurs fois. J'ai aimé. Souvent. Je me suis désappropriée de pas mal de choses. "Lecteur, je me perds pour mieux me retrouver"(Paul Ricoeur). En lisant une nouvelle page de possibilités, j'ai retrouvé un accomplissement.
Encore et encore, je dis que j'aime. J'aime ceux que j'ai rencontré, qui m'ont toujours étonnée, intriguée... Des "types" hors vulgus. C'est comme des flambeaux au milieu d'une foule bigarrée. Je suis passée devant eux et tourne depuis autour. Je fais mes tours de manège. Enfin, j'essaie de les faire dans la mesure de mon temps de travail.
J'ai appris à ne pas attendre grand chose des autres, de cette manière, j'ai moins de risques d'être déçue. Petite récompense: ceux que je garde en mon affection. Non pas que cette attiude "cynique" me fait profit. Disons que j'ai appris une gle du jeu, un théorème par coeur. J'ai une bonne mémoire, ça devrait marcher.
J'
apprends à veiller, à aider dans la mesure où je ne suis pas envahissante. J'apprends à cerner les personnes ambigues.
J'ai l'air de faire un bilan (nouvelle année, trucs à lister. C'est con, comme les jouets.), ne vousplaise. Un merci du fond de la nuit à my mole, ma grande prêtresse, mon disciple, mon lion brocoli canardé... C'est un plaisir subtil que j'exprime. C'est un condiment de mon existence.

Autres petites joies: les publicis supprimées en fin de soirée, VDM, Emil Nolde, Klimt, le fait qu'un violeur ait commis méfait juste à té de chez moi et que fusil à pompe de Blue serait d'usage, mon apple pie, mon concours blanc "fucké", Sanzo (et non Tapette) & Blattman.

# Posté le samedi 10 janvier 2009 17:33